La poésie de l’absence.
Le vide, n’est pas néant. Le vide est plein, chargé du reste. Ce que l’on a pas voulu emporter. Une route perdue, un homme perdu, l’effacement peu à peu. Le paysage brumeux, l’uniformité du brouillard, anéantissement de la forme par l’absence de contour. Le brouillard est l’absence la plus chargée, un linceul gris recouvrant ce qui n’est plus, pour cacher sans oublier. Le vide est plein de brouillard. Cette route est marquée, il n’y a rien mais il y a eu, ces arbres seront toujours chargés de sèves, on ne les voit plus, Laurent n’existe plus, emporté par le linceul blanc éternel, il est aujourd’hui un roc faisant corps avec la montagne.
Espoir et empreinte, éternelle éphémère…
Laurent roc // photographie numérique // corse // septembre 2008 (gauche)
Paysage Transit // photographie numérique // corse // septembre 2008 (droite)


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