jeudi 27 novembre 2008

MUSEE FABRE / "Jeunes Vidéastes Montpellierains exposent"


Dans la cadre de la 5ème nocturne "Francois-Xavier n'est pas couché" et en parallèle de la rétrospective ART VIDEO (1965-2007), Le Cri Dévot a organisé une projection de quatre films expérimentaux à l'auditorium du Musée Fabre, le mardi 25 novembre 2008.
(voir les films ci-dessous)

Plus d'infos: www.muséefabre.fr





Du
ra lex sed lex / 6' / couleur Pierre Andreani


Accentuation et ralentissement sur l'impossible représentation d'une image trop furtive, à l'intérieur d'un cerveau congestionné. Image de la fuite du conditionnement, narration éparse au milieu de quelques éveils.




Perte(s)
/ 7'33 / couleur et noir&blanc Laurent Lombart

Ma première démarche a été la suivante : En février / Mars 2007, je suis parti au Maroc afin de réaliser un documentaire. L'illusion d'une certaine recherche de la vérité a fait que ce film fut un échec: trop froid, trop idéologique, trop faux. De là, j'ai repris ces images-archives à des fins expérimentales en les croisant avec l'insaisissable rencontre de mon entourage. Ce film est pour moi, une prise de conscience de la temporalité des hommes, des choses et des œuvres, il marque aussi une certaine peur que j'ai face à ces perte(s), la vieillesse, l'art, l'amour. C'est enfin à travers le médium vidéo que j'ai su fonder un rythme et une musicalité qui, d'un contre-point géographique, renforce mes recherches et désirs d'identité. La vidéo comme perpétuelle représentation réminiscente des choses.


Sogni
/ 9' / noir&blanc Camille Mauplot

Bloc malléable sur la subjectivité de la représentation et du souvenir des rêves. Quelle forme plastique se rapprocherait le plus de la vision de mes rêves ? La vidéo comme médium, le noir et blanc comme procédé et le flou comme substitut. Tenter en vain de représenter l’irreprésentable, accepter de rompre avec la grammaire cinématographique. Faire qu’un film existe pour soit avant tout, que pour la première fois une création me ressemble, me soit comprise et accessible.


Mori-genos / 5'03 / couleur Guillaume L'hôte

Voila ce territoire que l'on ne trouve pas sur les cartes géographique, et où nous n'avons jamais était avec l'impression de le connaître depuis toujours, comme s'il était un pays perdu a cause de notre exil, mais de temps en temps reconquis. Novalis, Platon, parlaient de cette zonne comme d'une atopie, la patrie inconue. En fermant ses yeux, en scrutant son âme, chaqu'un voi quel est ce territoire, ce n'est pas du rêve et encore moi de la folie, personne n'y marcherais comme sur terre étrangére.



(voir les films, c'est ICI)

+ Invités: la famille digitale

lundi 10 novembre 2008

SERIE "Sans titre" / Photographies de Camille MAUPLOT


Linceul Blanc // photographie numérique // coursegoules // septembre 2008

La poésie de l’absence.

Le vide, n’est pas néant. Le vide est plein, chargé du reste. Ce que l’on a pas voulu emporter. Une route perdue, un homme perdu, l’effacement peu à peu. Le paysage brumeux, l’uniformité du brouillard, anéantissement de la forme par l’absence de contour. Le brouillard est l’absence la plus chargée, un linceul gris recouvrant ce qui n’est plus, pour cacher sans oublier. Le vide est plein de brouillard. Cette route est marquée, il n’y a rien mais il y a eu, ces arbres seront toujours chargés de sèves, on ne les voit plus, Laurent n’existe plus, emporté par le linceul blanc éternel, il est aujourd’hui un roc faisant corps avec la montagne.

Espoir et empreinte, éternelle éphémère…


Laurent roc // photographie numérique // corse // septembre 2008 (gauche)

Paysage Transit // photographie numérique // corse // septembre 2008 (droite)


dimanche 9 novembre 2008

Exposition APOCALYPSE - 50%

Du 30 Octobre au 23 Novembre 2008, dans le cadre de l'exposition APOCALYPSE - 50% au 2 chOses lUNE.

Une exposition collective impulsée par le Collectif Athome avec Le Cri Dévot, Oddbjorg Reinton...

Installations plastiques, sonore, photographies, graphisme, vidéo, performance...

Ouvert jusqu'au 23 Novembre

Entrée Libre


"Pyramidae" 2008 / Performance de Simon DUCLUT RASSE, Laurent LOMBART, et Camille MAUPLOT.




"Manniskabord" 2008 / Installation de Pierre ANDREAN
I.


L'installation manniskabord est une reprise du "facing" méthode utilisée initialement dans les supermarchés, ici vu comme personnification de l'objet marchand. Le produit en lui même représente un homme table. L'acte de vente devient le lieu même du rapport social. Réification du rapport à l'autre, abandon de la valeur humaine pour la valeur marchande.



"It's raining outside, so I'm videotaping inside" 2008
Installation vidéo
de Laurent LOMBART.



Dualité entre le monde intérieur et le monde extérieur. Dès à présent le spectateur entre en confrontation avec ses origines, celles de son enfance et même au delà jusqu'à saisir le souvenir de sa première sortie extra-utérine. En d'autres termes, le spectateur se confronte à l'apparition au monde par un simple mouvement de caméra qui restera orienté vers l'extérieur jusqu'à revenir plus tard vers l'intérieur en un deuxième et dernier mouvement. L'objectif revient à une courte focale, on découvre l'intérieur d'un appartement, le reflet de mon "corps-vidéaste" à travers la fenêtre.
Le sujet est anéantit, accablé par la nature dans un espace clos où l'Homme semble avoir fuit. Vision de hauts d'immeubles, "figures légos" qui nous ramènent à l'enfance. Seul quelques cris humains nous donnent à penser leur existence dans cet vision apocalyptique du monde.